Améliorez votre cerveau grâce au sport !

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« L’exercice physique est un atout de premier plan pour faire fructifier son capital cérébral » [1]

Faire du sport fait travailler vos muscles, mais aussi votre cerveau. Ce dernier intervient, consciemment ou non, pour chaque action que vous souhaitez que votre corps réalise : « Si notre corps humain était un aéroport, le cerveau en serait la tour de contrôle » [2]. Et le corps lui rend bien, car l’activité physique va offrir de nombreux avantages que vous allez découvrir tout au long de cet article. Organe indispensable, nous nous devons toujours dans le cadre d’une démarche prophylactique, de prendre soin de notre cerveau. Il « s’approprie un cinquième des calories que nous ingurgitons et 40 % de l’oxygène que nous inspirons. Il s’alimente via notre sang, d’où l’importance de conserver des artères bien dégagées et une circulation fluide » [2]. Pour ce faire, la nourriture que nous ingérons est évidemment un facteur clé, mais l’activité physique a aussi son rôle à jouer. Et en voici plusieurs bienfaits :

 

Amélioration de l’oxygénation du cerveau :

Toute activité physique entraine une augmentation du débit cardiaque [3]. Cette action va avoir pour conséquence non seulement une meilleure oxygénation des muscles, mais aussi une meilleure oxygénation du cerveau ce qui contribue à son bon fonctionnement.

 

Augmentation des performances intellectuelles :

L’activité physique permet la création de nouveaux neurones. C’est la neurogenèse. Et cette neurogenèse a particulièrement lieu dans la région de l’hippocampe (une partie du cerveau qui agit notamment sur la mémoire, la navigation spatiale et le comportement), mais aussi « dans différentes aires du cortex, siège des fonctions cognitives les plus complexes, telle que la planification et l’anticipation » [4].

Plusieurs études vont dans le même sens : « L’effet positif de l’activité physique n’est pas uniforme sur toutes les fonctions cognitives, il est plus marqué sur les tâches qui impliquent les fonctions exécutives, c’est-à-dire des fonctions cognitives impliquées dans le contrôle du comportement telles que la planification des actions, la gestion des ressources mentales, la flexibilité comportementale, l’inhibition comportementale et la mise à jour de la mémoire de travail » [5].

 

 

Diminution des risques de souffrance mentale :

Le sport est un moyen d’oublier momentanément tous ses soucis et les petits tracas du quotidien. En restant concentré sur ce que l’on fait, on ne pense à rien d’autre. Cela permet de se vider la tête, et de ressentir un apaisement intérieur. « Un cerveau sportif se porte mieux qu’un cerveau non sportif, en tout cas dispose de meilleurs atouts pour échapper à la dépression, au stress et à tout ce qui peut menacer la santé mentale » [2]. Le sport va d’autre part agir comme un réel créateur de bien être :

  • Production de dopamine : neurotransmetteur (molécule qui transmet les informations dans l’organisme) libéré par notre cerveau, lors d’expériences associées au plaisir, comme les drogues ou le plaisir sexuel et pouvant conduire à différentes addictions.
  • Production de tryptophane, « composé qui sert à la fabrication de sérotonine, laquelle joue un rôle important dans les structures cérébrales qui traitent nos émotions. De nombreux antidépresseurs agissent en augmentant la quantité de sérotonine disponible dans les synapses de notre cerveau » [6].
  • Baisse du niveau de cortisol (associé au stress, et dont « des quantités trop importantes dans le sang détérioreraient nos capacités à poursuivre des buts ainsi que le rappel des souvenirs » [6].

 

Lutte contre le vieillissement cérébral et neuroprotection :

Vieillir a un impact négatif sur l’ensemble de nos cellules. Et celles du cerveau ne sont épargnées. En effet, le nombre de cellules neuronales tend à diminuer avec le temps, « mais grâce à une activité physique en endurance vous allez restituer le nombre de cellules grâce à une stimulation des hormones de synthèse. » [5] Le fait de pratiquer une activité physique en aérobie « à un effet sur le volume de l’hippocampe qui est l’organe du cerveau qui stocke la mémoire et les possibilités cognitives ». Une activité en aérobie est «une activité nécessitant l’oxygène comme source principale de combustion des sucres fournissant l’énergie à l’organisme. Le niveau d’activité doit être suffisamment faible pour ne pas imposer de difficultés respiratoires ni de douleurs musculaires » [7]. On retrouvera donc par exemple comme activité en aérobie la marche, le jogging, la natation et le vélo.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Les étirements : ni pour ni contre, bien au contraire….

Le sport aide aussi à diminuer le risque ou en tout cas à retarder l’apparition de certaines maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. L’action du sport et l’augmentation du volume de l’hippocampe « prévient alors l’atrophie cérébrale lors du vieillissement, et donc l’apparition de ces maladies » [8].

 

Impacts du sport sur le cerveau des futurs bébés pour les femmes enceintes :

Une étude canadienne présentée en Novembre 2013 au salon Neuroscience de San Diego, précise que le cerveau du bébé d’une femme enceinte pratiquant une activité sportive modérée se développe plus rapidement.[…] Le cerveau est plus mature car il est capable d’effectuer la même tâche en faisant moins d’effort, situation témoignant d’un développement plus rapide du cerveau » [9].

Varier les plaisirs pour stimuler ses méninges

L’activité physique est donc un bon moyen d’améliorer, ou tout du moins d’entretenir ses capacités mentales et pour les femmes enceintes celles de leurs futurs enfants. Pour vraiment faire travailler votre cerveau, variez au maximum les situations de jeu, les tactiques utilisées, les différents exercices, essayez d’anticiper par la visualisation les prochaines actions de vos adversaires pour être paré à toute éventualité.

Et pour reprendre une citation lue récemment dans un livre de préparation physique : « Ne travaillez pas plus dur, travaillez plus intelligemment ». (Gray Cook, Kinésithérapeute)

Entrainez-vous bien 😉

A bientôt

 

Sources :

[1] Wendy Suzuki, professeure de neurosciences à l’université de New York, article « Quand le sport muscle le cerveau » de Cerveau et Psycho, article N°79 Juillet 2016.

[2] Votre cerveau, par Michel Cymes et Patrice Romedenne.

[3] Cerveau et activité physique, les bienfaits sur l’hippocampe, de Dr. Patrick Bacquaert pour l’Institut de recherche du bien-être de la médecine et du sport santé.

[4] L’impact du sport, un esprit saint dans un corps saint, L’essentiel N°21 Février / Avril 2015.

 [5] Préserver le fonctionnement  du cerveau … Par la  Pratique d’une activité Physique ? Par G. Garraux, Chef de Clinique, Chercheur Qualifié du FNRS, Service de Neurologie, CHU Sart Tilman, Liège et Centre de Recherches du Cyclotron, Université de Liège. Publié dans Rev Med Liege 2008.

[6] Dossier guérir par le Sport, Cerveau et Psycho, N°86, mars 2017.

 [7] Document de travail – MC Demarconnay, CPC EPS Grenoble 5, pour l’Académie de Grenoble.

[8] Quand le sport aide notre cerveau… Neuroblog, les neurosciences vulgarisées, par Nadia Augusto, Neuroscientifique.

[9] Grossesse et sport : effet positif sur le cerveau et le poids du bébé, réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du Docteur Pierrick Hordé pour Santé Médecine.net, Juillet 2014

 

Photos :

Brain Power d’Allan Ajifo

Hippocampe : http://blogs.ac-amiens.fr

KeithJJ

Runner race competition female

Pregnancy Pregnant Woman M Mother

Mental Health : Wokandapix


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