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Il y a les nouveaux régimes à la mode qui vont et viennent et puis il y a ceux qui restent tels que les régimes végétarien, vegan et paléo (pour paléolithique). Aujourd’hui nous allons vous présenter les règles d’or du régime paléo et pourquoi ce régime fait tellement parler de lui…

En quoi consiste le régime de nos ancêtres ?

L’origine de ce régime remonte à 1985 quand le docteur Eaton a publié un article sur l’alimentation de nos ancêtres paléolithiques (vieux de 40 000 ans) , affirmant que leur alimentation leur apportait une bonne santé et qu’ils ne connaissaient pas toutes les maladies de civilisation que nous connaissons aujourd’hui. De plus nos gènes seraient restés très proches de ceux de nos ancêtres car les mutations génétiques que nous subissons ne changent notre génome que de 0,5% tout les millions d’années. (Autant dire qu’en 40 000 ans les modifications sont très faibles😉 ). L’alimentation des nos ancêtres aurait alors de fortes chances de nous convenir …

 

Le régime paléo préconise de revenir à une alimentation qui date du paléolithique. A cette époque nos ancêtres ne consommaient pas de céréales et de produits laitiers. Ils avaient donc un comportement de chasseur-cueilleur et se nourrissaient principalement de fruits, de légumes et de produits animaux (viande, poisson, œuf).

 

L’espérance de vie assez courte de l’époque (entre 20 et 25 ans) serait alors plus liée à un mode de vie dangereux et précaire qu’à une mauvaise alimentation car ils semble que nos ancêtres étaient globalement en bonne santé. Cela se vérifie auprès des chasseurs cueilleurs modernes  qui sont très peu atteints de cancers ou autres maladies graves telles que le diabète, Parkinson ou Alzheimer.[1]

 

Ce serait lors de l’invention de l’agriculture il y a 10 000 que les habitudes de consommations auraient changé, ce qui aurait entrainé les maladies actuelles de civilisation (cancers, diabète,..)

 

L’alimentation paléo, un retour aux sources ?

Par rapport à nos ancêtres nous consommerions donc :
  • davantage de produits laitiers (Seuls les nourrissons consommaient du lait maternel)
  • davantage de produits céréaliers
  • moins de calories (mais elles sont plus concentrées dans nos aliments)
  • des aliments induisant une plus grande charge glycémique
  • deux fois moins de végétaux et de fruits
  • moins de protéines
  • beaucoup plus d’oméga 6 que d’oméga 3
  • moins de fibres
  • moins d’antioxydants
  • moins d’eau
  • moins de cholestérol
  • beaucoup plus de sucre raffiné [4]
Ce régime est très discuté et remis en question car il bouleverse complètement nos habitudes alimentaires. C’est particulièrement vrai en France qui reste quand même le pays du pain et du fromage 😉. Cependant, le régime paléo se fait progressivement sa place et devient de plus en plus populaire. Bien sûr, il ne s’agit pas de revenir à un mode de vie de l’âge de pierre mais d’adapter notre alimentation actuelle sur un régime qui apportait une bonne santé à nos ancêtres !

Les interdits du régime paléo

 Suite à ce constat, voici les produits à proscrire lorsque l’on veut suivre un régime paléo :
  • les produits laitiers
Complètement remis en cause par ce régime, les produits laitier favoriseraient le diabète de type 1, la croissance de cellules cancéreuses, endommageraient les artères, perturberaient le fonctionnement du cerveau et seraient la cause de ballonnements et de diarrhées [1].
  • les céréales
 Seigle, Avoine, Blé, Orge ( pour s’en rappeler : SABO) seraient à proscrire. Ils seraient trop inflammatoire pour notre organisme et augmenteraient également fortement la glycémie. Ils contiendraient également de nombreuses substances toxiques à éviter telles que l’acide phytique, le gluten, les inhibiteurs de trypsine et les lectines [1].
  • les légumineuses (haricots, lentilles, graines de soja,…)
  • les tubercules (pomme de terre, manioc, ..)
  • les produits transformés
  • le sel de table
  • seuls le sucre des fruits et du miel sont autorisés (fini les gâteaux et les desserts …)
  • les boissons gazeuses (le coca ne serait donc pas bon pour la santé ? 😉)

Les aliments préconisés du régime paléo :

Protéines animales, fruits, légumes et noix sont la base du régime paléo !

  • Oeufs, poisson et fruits de mer et viande
Très abondants dans l’alimentation paléolithique, ils sont préconisés pour leur richesse en protéines car ils permettraient de brûler plus de calories que les glucides et les lipides et permettraient de limiter la sensation de faim.
  • Légumes et fruits
Prédominants dans l’alimentation paléolithique, ils préviennent des cancers grâce à leur concentration en antioxydants et leur richesse en micronutriments. Ils permettraient de maintenir l’équilibre acido-basique de notre organisme. Ils apportent également des fibres qui aident au sentiment de satiété
  • Les noix
  • l’eau
L’eau en bouteille serait à favoriser car moins riche en nitrates et composés chimiques que l’eau du robinet.
  • Certaines matières grasses :
 Principalement huile d’olive (pour la cuisson) et l’huile de colza (en assaisonnement).

Les objectifs visés par le paléo :

Faut-il se lancer dans le paléo ?

 

Les bienfaits énoncés par les pratiquants de ce régime sont nombreux :
  • perte de poids
  • prise de masse musculaire
  • plus d’énergie
  • digestion plus facile
  • la prévention de maladies telles que le diabète de type 2 [2], l’obésité, l’hypertension, maladies cardio-vasculaires [3], arthrite rhumatoïde, …, la liste serait longue !

Les critiques effectués sur le régime paléo

1) Un régime monotone et compliqué à tenir sur le long terme et qui retire le plaisir de manger. Il est aussi très compliqué à tenir en présence d’amis ou de proches et diminuerait donc la sociabilité des pratiquants. Le nombre d’interdits à respecter peu entrainer de vrais “périodes de crise”, où l’individu se jettent sur les aliments interdits. Cela entrainerait alors un effet yoyo et à la reprise du poids perdu.

 

2) Trop de protéines et pas assez de glucose : en retirant de l’alimentation les céréales et les légumineuses certains nutritionnistes craignent que notre organisme manque ensuite de glucose. Ce dernier est le principal carburant de notre organisme. Ce manque peut conduire à la néoglucogenèse qui produit des glucides à partir de protéines. Ce procédé conduit à la création de déchets pouvant être toxique pour les reins.

 

3) Cette consommation importante de protéines animales pourrait entrainer l’ingestion trop importante de graisses saturées.

 

4) Ce régime pourrait également mener à des carences en vitamines D.

 

5) Il est également déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu’aux enfants, aux personnes souffrant de diabète de type 1 ou d’insuffisance rénale.

 

Le débat est encore ouvert sur le régime paléo !

Les réponses des consommateurs de paléo à ces critiques (dans l’ordre) :

 
1) Vous n’êtes pas obligé de passer directement à un régime complètement paléo, vous pouvez y aller progressivement pour vous habituer. De plus vous pouvez vous accorder des cheat-meals (entre 1 à 3 par semaine) et profiter malgré cela des bienfaits du paléo. Vous pouvez également trouver de plus en plus de livres de recettes paléo sur la toile pour vous aider dans l’élaboration de ces repas.

 

2) En suivant un régime adapté, les glucides contenus dans les végétaux ingérés permettent d’avoir les apports nécessaires au quotidien. Une phase d’adaptation est cependant nécessaire car nous sommes habitués à recevoir de forte dose. De plus il a été prouvé que le glucose est hautement addictif, il faudra donc lutter contre cette addiction dans un premier temps.

 

3) L’ingestion de graisses saturées chez l’homme paléolithique se situerait entre 10 et 15% de leurs apports journaliers alors que l’on considère que la consommation des français tourne autour de 17,4% de leurs apports nutritionnels. [1]

 

4) Selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 24 avril 2012, 80% de la population française serait carencée en vitamine D [5] et ce taux ne correspond pas exactement au pourcentage d’adeptes de paléo, on pourrait donc se poser la question si cette carence ne serait pas plutôt liée à un manque de soleil. D’autant que les poissons gras conseillés dans le régime paléo sont très riches en vitamine D.

5) Je n’ai pas trouvé de sources concluantes qui déterminaient si le régime paléo était oui ou non adapté à la femme enceinte, allaitante ou aux enfants. La réponse à cette question m’intéresse, donc n’hésitez pas à me la fournir dans les commentaires si vous avez la réponse 🙂 !

Voilà j’espère que vous avez apprécié cet article, j’ai essayé de prendre en compte le plus d’avis possibles pour vous donner une vision d’ensemble !

 

Pour ma part je me tourne progressivement vers une alimentation paléo même si je trouve difficile de supprimer le fromage et certaines sources de céréales (pâtes, pain,..)

 

Et vous que pensez vous du régime paléo ? N’hésitez pas à partager cet article si vous avez un proche qui s’y intéresse !

 

A bientôt !

 

Sources :

[1] Julien Venesson, Paléo-nutrition, 2014
Masharani U1, Sherchan P1, Schloetter M2, Stratford S1, Xiao A1, Sebastian A3, Nolte Kennedy M1, Frassetto L1., 2015

 

Photos :

 

Hans Splinter Prehistoric weekend

zsoolt Paleo Diet

Cuba Gallery sport
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