Rudy Coia musculation naturelle

La musculation naturelle : l’interview de Rudy Coia

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A l’occasion de la sortie de son nouveau livre “le guide de la musculation au naturel“, nous avons interviewé Rudy Coia :  fondateur du site SuperPhysique et défenseur d’une méthode de musculation naturelle qui exclue tous les produits dopants et une grande partie des compléments alimentaires qui sont aujourd’hui fortement consommés.

Cette interview est disponible sous forme de podcast juste au dessus. Cliquez sur play pour l’écouter ou faites un clic droit puis cliquez sur télécharger et recevez le directement !

Qui est Rudy Coia ?

Thomas : Rudy on va commencer par te laisser te présenter. Nous parler un peu de ton parcours, comment ça a démarré pour toi, parle-nous un petit peu de Superphysique aussi parce que c’est un petit peu ton bébé.

Rudy : Je m’appelle Rudy.  J’ai 30 ans, je suis né en 87 et donc ça fait ça fait à peu près 12 ans que je vis de ma passion de la musculation sur Internet. J’ai d’abord créer un premier site en 2006 qui existe toujours et qui me sert de plate-forme pour proposer du coaching en ligne, des  formations et des livres numériques qui est Rudycoia.com.

En 2009, j’ai créé SuperPhysique avec Fabrice mon associé avec pour but de démocratiser la musculation pour les pratiquants de la musculation sans dopage, avec pour but de montrer quels résultats on pouvait obtenir. On s’était déjà rendu compte à l’époque que beaucoup de personnes mentaient  sur leur côté naturel, que beaucoup étaient dopés et s’inventaient des performances. On était en 2009 et les vidéos sur Internet n’était pas très démocratisées et donc on est parti sur ce postulat là et donc ça va faire 10 ans qu’on a SuperPhysique qu’on actualise régulièrement on publie des podcasts et des articles presque chaque semaine.

La sortie de son livre : le guide de la musculation naturelle

Donc là après 10 ans, on sort le premier livre que j’aurais voulu appeler méthode SuperPhysique, mais comme c’est un éditeur qui s’en occupe et que le grand public ne connait pas vraiment Superphysique on a choisi un nom plus “open”.

Thomas : D’accord donc “La bible de la musculation au naturel”.

Rudy : Le titre a finalement été remplacé par “Le guide de la musculation naturelle”. A la base on avait choisi “la bible de la musculation au naturel” et finalement une maison d’édition concurrente à utilisé “la bible de la musculation au poids du corps” et donc nous a demandé de changer. Pour éviter de s’attirer des ennuis nous l’avons fait et je préfère parce que c’est vrai que le mot “Bible” était un petit peu fort et que “le guide” me semble plus adapté à ce que je vais essayer de transmettre.

Thomas : C’est vrai qu’il y a beaucoup de livres qui sortent qui s’appellent Bible, guide c’est plutôt l’objectif d’accompagner la personne qui démarre ? Ça s’adresse plutôt à qui ce guide, c’est plutôt débutant confirmé ou expert ou alors c’est large en terme de lecteur ?

Rudy : Moi ça me fait un petit peu sourire parce que j’ai beaucoup de personnes qui me suivent depuis longtemps et qui n’ont jamais acheté une formation ou un de mes livres numériques qui me disent :  “génial un livre papier”. En fait “le problème” quand tu sors un livre dans le domaine public qui va être à la FNAC, chez Leclerc ou dans certaines librairies, c’est que tu dois suivre la règle des 95 %.  Cette règle dit : “quand tu écris quelque chose que tu publies, tu le fais pour 95 % des des gens qui débutent dans un domaine”.

A la base, j’avais donné à peu près 600 pages à Julien concernant la méthode SuperPhysique : tout ce que je j’écris au quotidien, tout ce que je délivre régulièrement comme contenu sur le site SuperPhysique et au final ça se retrouve divisé par un peu plus de 3  pour arriver à un contenu qui est plus abordable, par exemple sur l’analyse morpho anatomique pour ceux qui n’en ont jamais fait et qui ne savent pas s’analyser. Contrairement à ce que j’avais fait dans le tome 1 de la méthode SuperPhysique où je montrais des photos de vraies personnes pour apprendre à s’analyser.  Là on est parti du principe que les gens débutaient et auraient plus de facilité avec des dessins.

Donc là, c’est déjà la première différence et ensuite on a tout simplifié parce que là les gens qui vont acheter le livre, ne suivent pas mon travail et donc tous les détails ne les intéressent pas spécialement pour l’instant. Donc je dirais que c’est un livre adressé à tous ceux qui font de la  musculation, qui n’ont jamais suivi mon travail, qui aimeraient savoir ce que c’est exactement la méthode SuperPhysique ou au moins les grands points importants pour personnaliser son entraînement et pour progresser avec et puis aussi à tous ceux qui veulent soutenir notre travail depuis de si longues années.

Thomas : C’est vrai qu’effectivement, il y a beaucoup de personnes qui commencent la musculation  qui ne savent pas trop comment se diriger. Du coup, ils répètent un petit peu ce qu’ils voient en salle et qui ne connaissent pas forcément bien les mouvements.  J’ai vu que tu insistais bien sur plusieurs choses comme éviter les blessures et pour ça c’est important de comprendre les mouvements. C’est peut-être dans ce sens-là que les dessins vont mieux expliquer aux gens et c’est vrai que le titre est assez porteur de dire “guide” car c’est vraiment expliquer comment les mouvements fonctionnent etc.

Rudy : Oui c’est plus savoir pour quoi tu es fait et pour quoi tu n’es pas fait. La 1ère partie porte sur l’analyse morpho anatomique : c’est-à-dire l’analyse des longueurs osseuses et musculaires, aide à déterminer pour quoi je suis fait. Parce que souvent tu débutes la musculation  et on entend beaucoup d’idées reçues et quelqu’un qui a par exemple le biceps très court, il ne faut pas qu’il s’entraîne comme quelqu’un qui a un biceps très long. Ou le mec qui est très étroit, qui a les clavicules très courtes et qui rêve de devenir super large, en fait ne peut pas. Donc il ferait mieux de concentrer ses efforts sur autre chose.  Il y a des exemples comme ça un peu partout. Pareil pour la cage thoracique : le mec qui a pas trop de cage thoracique, forcément le travail des pectoraux va être un peu plus compliqué avec les exercices habituellement recommandés.

 

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L’analyse  morpho-anatomique permet d’analyser vos longueurs osseuses et musculaires pour personnaliser vos entraînements et mieux progresser !

 

Donc c’est un petit peu un livre qui va lutter contre toutes les idées reçues de la musculation,  en démystifiant beaucoup d’exercices et en inculquant beaucoup de notions dont on parle depuis des années avec SuperPhysique  dans nos vidéos et dans nos podcast.

C’est vrai qu’aujourd’hui, moi je ne me rendais plus compte mais quand j’ai commencé la musculation en 2001 il y avait très peu de sources d’informations. Quand on a créé super physique en 2009, il y en avait encore peu, donc les clients qui cherchaient une information tombaient directement sur SuperPhysique ou sur mon blog et aujourd’hui il y a tellement d’informations que c’est très compliqué.  Je vois les gens qui m’écrivent et qui me posent des questions aujourd’hui, le niveau de connaissance a drastiquement chuté parce qu’il est devenu beaucoup moins accessible. Ce livre s’inscrit vraiment là-dedans et permet d’expliquer comment ça fonctionne, de mieux comprendre et de ne plus être à la merci de certains “spécialistes”  qui vont conseiller des trucs un peu loufoque.

La création de cette méthode de la musculation naturelle

Thomas : C’est vrai qu’il y a beaucoup de préparateurs physiques qui donnent des conseils sur les exercices  mais qui ne vont pas aller dans le fonctionnement de chaque personne, de voir comment on est fait, comment on est constitué et pourquoi l’analyse du fonctionnement musculaire.  Comment toi as-tu réussi à acquérir ces connaissances ?

Rudy : Moi je suis autodidacte en fait à la base, même si j’ai fait une formation pour avoir le droit de donner des conseils contre rémunération en 2004 et 2005. En fait, comme j’étais passionné du pourquoi du comment,  j’ai lu comme tu l’as dit énormément de livres d’anatomie, de physiologie, de pharmaco, de la neuro-physio, un peu de génétique etc. Je me suis intéressé à une période à tout ça et mes journées étaient consacrées à ça.

Quand j’ai commencé mon activité en 2006, il faut bien comprendre que forcément j’avais pas énormément d’élèves en coaching, je vendais pas de livre numérique, pas de formation. Donc en fait j’avais tout ce temps pour me former et comme j’avais toujours été intéressé par ce pourquoi, j’ai vraiment cherché à comprendre. Comme on était bien moins nombreux sur internet,  internet était un peu réservé aux gens très curieux et donc entre nous on faisait ça : on regardait les photo de professionnels du bodybuilding. On allait sur les forums américains dégotter des petites photos et il n’y en avait pas tant que ça.

Alors que maintenant c’est le monde de la photo et du visuel et il y en partout. On regardait et on se disait :  c’est bizarre celui-là il est vachement large, lui il est étroit…

Tu vois c’était un petit peu les prémices en 2003-2004 sur les forums Internet et progressivement j’en suis venu à développer ma vision des choses, en corrélation avec l’amélioration de mes connaissances et j’en suis arrivé à innover avec l’analyse morpho anatomique et à la codifier. Ca permet de la rendre accessible (car personne ne l’avait encore jamais fait) à un maximum de personnes, pour que tout de suite on se dise : “ voilà comment ça marche ”.

Une progression personnalisée

Cela a été rendue possible  également parce que j’ai commencé à proposer un service sur mon site à partir de 2009  qui était de : faire votre analyse morpho anatomique.  En 7 ans, j’ai analysé des centaines et des centaines de personnes, ce qui m’a permis d’établir “des nouveaux morphotypes” mais où tous les facteurs étaient  indépendants et où la classification ne reposait à la base que sur des longueurs osseuses.  Voilà j’ai répondu à la question ?

Thomas : Très bien parfait !  Suite à Cette analyse morpho anatomique, tu proposes des formations personnalisées. Que chacun personnalise son entraînement à sa morphologie et à son mode de fonctionnement. ça c’est ce que tu as voulu également transmettre à travers ton livre qui va sortir bientôt ?

Rudy : Oui parce que pour moi c’est pas du tout démocratisé.  Je reçois beaucoup de mails de demande de coaching en ligne  et donc je sélectionne mes élèves. Je leur demande comment ils travaillent et ils m’envoient leur programme et je me dis  “c’est pas possible,on en est là en fait. Il n’y a pas un exercice efficace pratiquement dans le programme” et donc voilà c’est ce que je veux transmettre avec le livre. On va y retrouver un condensé de la méthode SuperPhysique au complet qui va sortir au fur et à mesure des années. Donc on fait son analyse, à partir de là on détermine les meilleurs exercices pour soi, pour sa morpho-anatomie et ensuite à partir de là, on va voir tous les facteurs ensemble pour construire son programme et une fois qu’on a fait ça, on a son programme personnalisé.

Alors effectivement, si on débute complètement la musculation ça peut être compliqué de faire son analyse morpho-anatomique et je ne le recommande pas spécialement mais en tout cas, on va voir quels sont les meilleurs exercices, pourquoi ce sont les meilleurs, quelles sont les erreurs à éviter quand on les fait et puis une fois que le programme est fait on va voir comment progresser avec notamment les cycles de progression qui seront abordés pour la première fois à l’écrit dans l’ouvrage. Ce qui permet de progresser quel que soit son niveau de manière certaine. On va être loin des idées reçues qui sont  “on va s’entraîner selon la forme du jour”. Je suis assez d’accord que si on n’est vraiment pas en forme on adapte, mais la plupart du temps on n’est jamais en “super forme” et donc mieux vaut suivre ses cycles de progression pour garantir sa progression à chaque séance. Si on débute, ça permet de progresser sur plusieurs mois, voir plusieurs années consécutives.

Thomas : Là on retrouve vraiment la notion de guide et d’accompagnement de la personne : que ce soit au début avec l’analyse du morphotype, la mise en place d’un programme d’entraînement, éviter les blessures et ensuite continuer sur des cycles de progression avec l’idée d’éviter la routine pour continuer à progresser.

Le piège des produits dopants …

Rudy : Oui c’est exactement ça ! Après il y a une grosse partie que Julien a faite au début du livre.  Il est coauteur du “ guide de la musculation au naturel” et j’avais déjà  animé avec lui plus de 100 podcasts. Il a également déjà écrit de nombreux livres dont  Nutrition de la force et Paléo nutrition. Il a écrit une grosse partie sur le dopage et comment le dopage est apparu. Nous militons pour “notre cause”, en expliquant pourquoi le naturel est vraiment la seule voie possible quand on cherche à durer et à vraiment progresser. Parce que briller ce n’est pas très compliqué mais je ne vois pas trop l’intérêt.

On a d’ailleurs interviewé Jean Onche Le musclay, un youtubeur assez connu. Il nous a raconté son parcours avec le dopage, pourquoi il a pris des produits, qu’est-ce qu’il avait pris, les gains qu’il avait obtenu avec et pourquoi il avait arrêté et pourquoi il n’en reprendra pas. C’est sympathique à lui d’avoir bien voulu participer là-dessus parce qu’on voulait une interview de quelqu’un qui était vraiment dedans à visage découvert. C’est une bonne partie du livre aussi parce que la plupart des livres dans le domaine de la musculation ne précisent jamais si c’est pour les pratiquants naturels ou les pratiquants dopés. Mais ça change énormément de choses !

Julien a par exemple trouvé des études qui montrent que quelqu’un qui prend des produits pourrait prendre plus de muscle que quelqu’un qui s’entraîne et qui n’en prend pas et là on se dit effectivement c’est magique …

Thomas : Justement tu anticipes même ma prochaine question qui est sur les produits dopants. Est-ce que toi de ton côté quand tu coach des élèves tu arrives bien à leur faire comprendre que pour avoir des progrès durables,  il faut éviter de tomber dans le piège des produits dopants et de tomber dans la facilité ? Est-ce que c’est quelque chose auquel tu es souvent confronté ?

Dopage fitness
Le dopage, encore courant dans le monde du Fitness ?

Rudy : Comme je coach depuis 2006, les gens qui m’écrivent aujourd’hui, ce n’est plus comme quand j’ai commencé à 19 ans où j’avais beaucoup de jeunes qui m’écrivaient pour être coaché.  Aujourd’hui j’ai beaucoup plus de trentenaires, ou des personnes plus âgées qui ne sont plus dans cette démarche de briller et donc je ne suis plus du tout confronté à ce problème.

Mais j’y ai déjà été confronté et je me rappelle qu’en 2001 à la grande époque des forums internet, il y avait des forums comme Body-info qui avait des parties spécifiques pour ceux qui utilisaient des produits dopants. Ils donnaient des conseils sur les produits qu’ils prenaient et qui n’avaient pas trop d’effets secondaires…

Je pense aujourd’hui c’est un peu la société qui fait ça. On est dans une société de facilité et donc le travail est beaucoup moins mis en avant. Moi j’aime bien la musculation et en particulier cette musculation sans produit dopant parce que tu dois mériter tes progrès et même si tu as moins de résultats c’est pas très important. Surtout aujourd’hui, on a conscience que l’on soit un peu plus ou un peu moins musclé, cela ne va pas changer notre vie alors que beaucoup y croient encore avec les réseaux sociaux et les influenceurs.

Mais la réalité, c’est qu’il y a de plus en plus de personne musclées. La musculation s’est démocratisée, il y a des salles partout et il y a du dopage également partout.

Mais en fait les gens qui me suivent et qui me contactent sont sur la même longueur d’onde. Il suffit d’écouter un seul de mes podcasts personnels et si la personne m’écrit c’est qu’on va bien s’entendre. Je suis aussi plus tranquille à ce niveau-là, car il n’y a plus de forum qui en parlent et puis j’ai ma salle aussi donc je suis un peu exclu de tout ça !

Je suis allé récemment dans une salle commerciale et j’ai vu beaucoup de personnes dopées et ça m’a surpris parce que ça faisait quelques années que je n’avais pas été dans une salle commerciale et c’est vrai que je me suis dit que le phénomène s’était amplifié.

Ensuite quand je suis rentré à Annecy je me suis dit que j’avais de la chance !

La place de l’alimentation dans la musculation naturelle

Mathieu : C’est clair ! Et en tant que pratiquant naturel quelle part prend la nutrition dans ta méthode ?

Rudy : Le livre qui va sortir prochainement c’est le tome 1 et en théorie on doit faire un tome 2 sur la nutrition avec Julien.  On a aussi un problème aujourd’hui à ce niveau-là, car on voit beaucoup de champions dans les documentaires qui ne font pas spécialement attention à leur alimentation et à leur hygiène de vie dans le début de leur carrière.  Ils donnent un peu un exemple aux jeunes qui ne prennent pas trop de recul par rapport à ça et se disent “c’est bon, il fait pas attention à ce qu’il mange, il fait un peu la fête et puis il est champion”. Il y a un documentaire à ce sujet sur Netflix  qui s’appelle Feel rich là-dessus. Est-ce que vous l’avez vu ?

Thomas : On regarde pas mal de documentaires sur Netflix, il y en a qui sont vraiment biens. Celui-là on l’a pas encore vu mais il y a par exemple IcareTake your pills qui sont vraiment biens.

Rudy : Oui tout à fait ! Après le problème, c’est que quand tu parles de nutrition, les gens sont beaucoup moins intéressés que quand tu parles de musculation parce que les gens vont se dire : “c’est difficile, il faut profiter de la vie”. Le problème c’est qu’on ne se rend pas compte des effets secondaires d’une mauvaise alimentation et d’une mauvaise hygiène de vie. Et dans cette optique du naturel, si tu veux durer, tu dois faire au mieux dans tous les domaines qui sont corrélés à ta progression.

Cela consiste donc à manger sainement. Et puis la nutrition c’est assez drôle, car on sait depuis longtemps ce qu’il faut manger pour être en bonne santé ou pour faire du muscle :  il ne faut pas manger des aliments transformés, il faut manger des fruits et des légumes, pas trop de viande un peu de poisson, des œufs, un peu de céréales et de féculents, pas trop de gluten en fonction de gens et pas trop de laitage.

On connaît les bases d’une bonne alimentation et pourtant sans arrêt, de nouvelles façons de manger sortent et les gens y croient parce que ça a l’air plus facile, alors qu’il n’y a pas de secret. Mais donc on a prévu effectivement  un tome là-dessus. La nutrition, c’est hyper important et qui ne voudrait pas profiter des effets de ses efforts au maximum ? Personne ! C’est bien sûr à mettre en relation avec les autres contraintes de la vie mais manger sainement en tout cas, c’est à la portée de tous et c’est assez facile.

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Rudy Coia : “Manger sainement est à la portée de tous !”

Mathieu : En plus manger sainement n’impact pas que la musculation mais aussi le bien être au quotidien ou la productivité dans le travail.

Rudy : Oui en effet ! J’ai vu un super documentaire à ce sujet qui s’appelle Sugarland et ça montre exactement  les effets du sucre sur les facultés intellectuelles, les capacités de concentration. Depuis que j’ai vu ce documentaire là,  j’ai énormément de mal à manger un gros dessert sucré ou même à faire des écarts alimentaires. Je remarque que lorsque tu manges vraiment sainement tu es en meilleure forme dans tout, tu es beaucoup plus productif, tu dors moins et tu es en forme tout le temps !

La place des compléments dans la musculation naturelle

Mathieu : Et est-ce que les compléments alimentaires s’inscrivent encore dans la méthode naturelle ?

Rudy : Les compléments alimentaires on se rend compte en fait à chaque fois que dans l’industrie du supplément, on sort de nouveaux produits alors qu’on a pas encore pris le recul nécessaire pour déterminer leur efficacité.

Je vais prendre l’exemple le plus parlant actuellement, c’est la leucine, un acide aminé. Il y avait eu une étude qui montrait que les personnes âgées étaient moins sensibles à l’anabolisme, c’est-à-dire à la prise de muscle et lorsqu’on ajoutait quelques grammes de leucine à leur alimentation corrélé à un entraînement, ça augmentait leur sensibilité à la prise de muscle . Donc ils ont sorti de la leucine en supplément afin de booster l’anabolisme de tout le monde.

Mais ça c’était l’argument marketing.

Quand tu manges tes 2g de protéine par kilo de poids de corps (ce qui est la dose  recommandée en moyenne en musculation pour maximiser ses gains) et bien la leucine n’a aucun intérêt.

C’est un peu pareil avec les BCAA. Pendant longtemps c’était à la mode et c’était conseillé, mais si on consomme suffisamment de protéines, ça n’a pas spécialement d’intérêt. Sauf lors d’entraînements longs et difficiles pour lutter contre la fatigue cérébrale car la valine va rentrer en compétition avec un neurotransmetteur pour limiter cette fatigue.

Michael Gundill avait sorti “ Le Guide des compléments alimentaires ” et il en ressortait que pratiquement rien ne valait le coup.

Donc il y a beaucoup de marketing.  Pour te dire : SuperPhysique sort sa gamme de compléments alimentaires mais il n’y aura pas un seul complément de muscu ! On ne recommande que des compléments santé. Par exemple prendre de la glucosamine sous une forme spécifique pour les articulations. Ou prendre de la créatine car les effets ne sont pas limités aux muscles et il y a aussi les effets sur le cerveau, sur l’oxydation etc.

Mais c’est vrai que tous les compléments de musculation pure quand on les analyse bien, ne servent concrètement à rien. Et c’est marrant parce que quand j’étais gamin j’étais abonné à Body Fitness, un magazine tenu par une boutique de compléments alimentaires qui s’appelait Olympus sport nutrition et dedans ils faisaient des articles qui étaient intéressants sur les trois premières pages et à la fin c’était la pub sur la whey 300 % plus efficace que les autres whey et plus anabolique.

J’avais vu un article dans 60 million de consommateur  sur la meilleure whey, basée sur des arguments assez bidons mais qui suffit à raviver la flamme de “quelle est la meilleure protéine en poudre ”. On en est encore là alors que les protéines en poudre pour la whey c’est du petit-lait filtré. C’est de la nourriture en poudre et ça s’arrête là.

Pour ceux qui veulent prendre des compléments je recommande plus les compléments santés : un multivitamine, un supplément pour les articulations, du magnésium car souvent on en manque quand on fait des efforts, avec du zinc (ZMA ou ZMB  selon l’appellation de la marque) mais en fait ça va assez vite.

Quand je vois que parfois des personnes m’écrivent et qu’elle prennent 200 € de complément par mois, je me dis que c’est pas possible ! Cela a été popularisé par les professionnels qui à l’époque étaient sponsorisés et qui dans les vidéos avaient toutes les marques de la gamme…

Thomas : Je sais pas si tu avais vu mais par exemple Ronnie Coleman avait dans les documentaires plein de piluliers devant la télé !

Rudy : Oui oui je me souviens ! Il avait de grosses boîtes de pilules avec au moins 50 gélules dedans !  Après c’est vrai qu’avec le temps on en est pas mal revenu.

Nous on est plus tourné vers  une utilisation raisonnée et de penser avant de consommer. Mais malheureusement l’industrie du supplément ne repose que sur ça ou presque,  sur les promesses marketing : un beau paquet, un nom à dormir debout comme “le destructor” ou un truc dans le style et la plupart des gens achètent parce que pour eux ils achètent une promesse ou un effet placebo. Mais nous on s’inscrit plus du tout dans cette optique là. Les compléments qui sont censés favoriser une prise de masse ou une perte de poids on va mettre ça de côté quoi !

Thomas : Il vaut mieux bien s’entraîner et faire un peu de cardio

Rudy : Oui mais en fait c’est des choses  que l’on sait déjà. C’est comme les gens qui disent qu’ils font de la rétention d’eau  et qui veulent prendre des suppléments contre ça. La plupart du temps c’est pas de la rétention d’eau, c’est juste du gras. Donc ça ne sert à rien d’acheter en pharmacie du BOP.  Il faut juste que tu fasses du sport et que tu manges un petit peu moins et plus sainement et au fil du temps ça va partir.

Thomas : C’est ça ! On en revient à la facilité.

Rudy : Oui c’est ça on est dans un monde de facilité. On est pressé, et tout  va de plus en plus vite et nous on est contre cette démarche et c’est peut-être pour ça qu’aujourd’hui on est moins populaire que certains, parce qu’on dit les choses telles qu’elles sont.

Tout le monde progresse différement …

Quand un futur élève m’écrit pour être coaché et me demande en combien de temps j’aurais ces résultats là, la plupart du temps je lui dis “3, 4, 5 ans. Mais je vais t’apprendre comment agir en connaissance de cause. Cela va nous prendre entre six mois et un an et demi et ensuite tu pourras te débrouiller et encore deux-trois ans après tu auras un super niveau naturel.”

Thomas : Encore une fois ça dépend de comment chacun est fait,  l’assiduité aux entraînements, la nutrition, la récupération. C’est un tout et tu ne peux pas estimer exactement les résultats en terme de prise de muscle. C’est un petit peu plus compliqué que ça !

Rudy : Oui en plus l’augmentation de la masse musculaire c’est pas prévisible ! C’est pas comme une augmentation de performance en série de 10 où tu peux prévoir avec l’expérience. Moi aussi j’ai fait ces erreurs quand j’étais plus jeune en me disant je veux prendre 2 cm de bras cette année, alors que c’est des trucs sur lesquels tu n’as aucun pouvoir en fait !

Après dans le livre on explique aussi pourquoi certaines personnes sont plus douées que d’autres, pourquoi elles ont des résultats plus rapides. Cela c’est des choses que personne n’explique également et qui sont importantes d’avoir en tête. Parce qu’on a tous vu un mec en salle qui s’entraîne et qui d’un coup explose complètement alors qu’il ne prends rien et reste naturel.

Performer en musculation
L’exemple du mec qui d’un coup performe énormément à la salle, ne doit pas vous décourager !

On essaie de faire pareil et puis nous il ne se passe rien, on régresse : on se dit, “c’est pas normal”.

Dans le livre on explique comment ça se fait, les facteurs à prendre en compte et puis ça se voit très rapidement grâce à l’analyse morpho-anatomique quelles personnes sont douées. Certaines personnes par exemple en trois mois progressent autant voir plus que d’autres en 3 ans.

Thomas : Oui complètement ça c’est des choses à prendre en compte. On a tous vu des personnes qui à la salle progressaient très rapidement et derrière, ça peut affecter notre motivation.  Il ne faut pas s’arrêter à l’autre, il faut regarder comment on est fait et pas se baser uniquement sur ce qu’on voit à côté.

Rudy : Oui tout à fait c’est dans cette démarche que s’inscrit le livre.  Cela fait des années que j’essaye d’expliquer qu’il ne faut pas se comparer aux autres,  qu’il faut vraiment regarder comment on est fait et faire son propre chemin (même si les autres peuvent continuer à nous inspirer).

On est unique, on a nos propres capacités et on fait du mieux qu’on peut avec. L’erreur aujourd’hui c’est de copier les autres. et c’est pour ça qu’aujourd’hui ça m’énerve de voir les gens qui ont atteint un bon niveau te dire “voilà ce que je fais comme entraînement”. Mais en fait, on s’en fou ! Ce qui est intéressant c’est de voir comment faire ça parce que ça fonctionne comme ça. Sur Internet on est presque aujourd’hui dans l’obligation de partager sa nutrition et son entraînement parce qu’on a des résultats et même si on en a pas et et alors là c’est encore pire ! C’est pour ça que je me suis toujours inscrit dans une démarche d’agir en connaissance de cause et de ne laisser aucune place au hasard. C’est pour ça que j’explique pourquoi je fais chaque chose.

Et c’est pour ça aussi que plein de personnes sont perdues. Si tu vois 100 personnes s’entraîner et puis que les 100 sont balaises et que les 100 font des choses différentes. Tu en viens à la conclusion à la con que chacun est différent en musculation et que tout peut marcher, non ce n’est pas vrai !

Thomas : Je trouve que c’est une belle conclusion,  de comprendre le pourquoi du comment, de vraiment essayer de comprendre ses besoins et son mode de fonctionnement pour mettre en place un programme adapté.

Rudy : Oui c’est ça le but c’est vraiment la personnalisation de l’entraînement.

Des versions différentes de la musculation

Cela me semble dingue que ce ne soit jamais abordé.  J’ai fait un podcast récemment avec Aurélien Broussal, un ami préparateur physique professionnel,  qui a travaillé pour l’équipe britannique et l’équipe russe de judo. Il m’a expliqué les différences  :

  • En Russie il n’y a pas de place à la personnalisation. Tout le monde fait pareil tous les jours, ils font tous la même chose.
  • En Grande-Bretagne, là ils personnalisent tout en fonction du mec et ils notent les données.

Moi je suis plus dans cette approche britannique, mais malgré tout quand tu vois des exemples comme la Russie (malgré les histoires de dopage) ou la Chine, ça peut faire perdre la raison à ceux à qui tu parles de personnalisation.

J’ai coaché pas mal de sportifs de haut niveau  pour pouvoir voir comment ils s’entraînaient et comment ça se passait. Des fois j’ai été très surpris, parce qu’ils faisaient toujours la même chose depuis 20 ans ou 30 ans car ça avait donné des grands champions. Donc aucune personnalisation et celui qui survit, si il y a un survivant,  c’est le champion et tous les autres sont cuits. Donc je m’oppose totalement à cette démarche parce que j’ai voulu faire comme le champion et que ça n’a pas marché et il ne se passait rien du tout.

J’ai vu que ça progressait pas et que le seul endroit où je progressais c’est là où je faisais différemment. C’était le développé couché, où je faisais mes cycles de progression, je notais tout, j’analysais ce que je faisais et  quand j’ai fait ça pour tout ce que je faisais, j’ai progressé partout et j’en suis là aujourd’hui. C’est pourquoi je défendrai la personnalisation pour tous ceux qui veulent atteindre leur meilleur niveau.

C’est toujours l’exception qui confirme la règle qui est pris en exemple alors que justement ça ne devrait pas l’être. C’est un drôle de monde j’ai envie de dire !  Et vous ça fait combien de temps que vous faites de la muscu ?

Thomas :  Moi j’en avais fait beaucoup quand j’ai commencé vers 16-17 ans. J’’en ai fait plusieurs années avec des amis. C’était le démarrage avec les compléments alimentaires,  l’exemple de l’ami à la salle qui prend très très vite et qui arrive très rapidement à des résultats assez impressionnants. Là justement j’en suis un peu revenu. Je fais pas mal de tennis en compétition donc je suis dans une approche beaucoup plus personnalisée comme on en discutait. Je fais beaucoup de renforcement musculaire et je cible les parties du corps que je travaille  spécifiquement pour le tennis.

Mathieu :  moi c’était plus en complément d’autres sports comme la natation,  la marche ou du running.

Pierre :  moi j’ai commencé un petit peu plus tard que Thomas, vers 17-18 ans  et c’était pour me muscler de manière efficace en adéquation avec mon sport qui est la boxe.  Donc c’était vraiment pour avoir une sorte de complément à la boxe et m’entraîner pour la boxe.

Rudy :  Ok ! Vous étiez plus dans une démarche d’amélioration de performance,  vous n’êtes pas tombé dans le côté narcissique complet qui se prend en photo pour un rien.

Thomas :  Pour avoir été  dans des salles commerciales,  j’en ai pas mal vu et c’est vrai que j’en suis vite revenu. Je voulais essayer de comprendre comment ça fonctionne,  de me poser les bonnes questions et de ne pas répéter bêtement, ce qu’on peut voir ou entendre. Je suivais pas mal de documentaires sur les Bodybuilders : les Ronnie Coleman, les Jay Cutler …

Rudy : Oui mais à l’époque on était content de regarder  les DVD quand ça sortait. On les a achetait à plusieurs. Moi je les ai tous encore chez moi. C’était une époque où on rêvait encore de devenir énorme et de vivre de la musculation grâce à notre physique. Mais comme aujourd’hui,  ou tout le monde se dope, ou beaucoup des personnes sont doués, ou tout le monde s’entraîne :  beaucoup de personnes sont biens …

Mais c’est vrai qu’il n’y a rien de pire que de s’entraîner et de ne pas avoir de résultats. C’est pour ça qu’on sort le livre aujourd’hui. Car comme on se rend compte que sur internet  les gens tombent moins sur nous, le livre est un moyen de toucher un public qui ne nous aurait jamais connu !

Et puis ça va nous différencier. Je vois beaucoup de livres de musculation qui sortent qui ne sont pas des livres de muscu en fait. C’est catastrophique !

Thomas : C’est vrai que déjà à l’époque, quand on regardait des bodybuilders avec quelques amis,  on se posait des questions, pourquoi tel bodybuilder avait les abdos symétriques et pas celui-là, pourquoi celui-là était plus développé au niveau des pectoraux. Il y avait déjà cette notion de différenciation entre chacun et pourquoi certains  rendaient mieux que d’autres !

Rudy : Oui à l’époque on se disait :   “lui il fait pas assez d’élévations latérales”, tu vois des trucs à la con quoi et puis avec le temps on s’est rendu compte que le mec est comme ça,  il prend de là et puis c’est tout !

Thomas :  Tout à l’heure  j’entendais que tu avais une bonne expérience entrepreneuriale, j’ai entendu que tu disais que tu avais des sociétés ?

Rudy : Oui j’en ai 3. J’ai celle pour tout ce qui est coaching à distance, j’ai celle qui gère la salle, les ventes de formations, la vente de formations en ligne SuperPhysique, les  livres numériques. J’ai aussi SuperPhysique qui concerne la vente de compléments. j’avais aussi lancé un truc pour les vêtements mais je n’ai pas développé. Je n’étais pas assez passionné du truc donc celle-là je l’ai fermé. Mais oui je suis à fond dans tous ces trucs d’entrepreneuriat.

Thomas :  Tu commences un petit peu à diversifier un petit peu !

Rudy :  Oui et j’organise aussi les SuperPhysique games le 14 juillet  qui attirent environ 100 personnes.

Thomas : C’est sur Annecy ?

Rudy :  Oui. C’est par rapport au site du club SuperPhysique.  C’est un site que j’ai créé quand j’ai vu que les salles commerciales prenaient un peu le dessus  et que ça devenait impersonnel. Je me suis dit que j’aimerais bien développer un espace pour les gens qui sont justement tout seul en salle, qui n’aiment pas trop l’ambiance  et qui aimeraient retrouver une ambiance de club.

Je suis parti du principe qu’on aimerait tous passer des niveaux comme en karaté ou judo. Cela dépend des performances et est adapté aussi bien pour les hommes que pour les femmes  : il y a les niveaux : bronze, Silver, Gold, légende, Titan et Olympe. Donc autant te dire qu’il y a très peu de Olympe. Il n’y en a qu’un seul quoi ! Et en fait on passe les niveaux, on met les vidéos sur le site et moi tous les jours je vais voir les vidéos et je valide la performance et le niveau..  et donc pour obtenir son niveau il faut valider 5 des 15 performances de ce niveau.

A partir de là on organise des compétitions. Il y en a 5 dans l’année, qui sont qualificatives pour les SuperPhysique games qui est la finale et qui reprend le but de SuperPhysique à la base qui est de montrer ce que peuvent faire les meilleurs pratiquants naturel de musculation :  sur des développés couchés, des tractions, des squats avant, Rowing planche et dips.

Le but est vraiment d’essayer de fédérer  tous ceux qui sont dans cet état d’esprit :  d’agir en connaissance de cause, de se motiver ensemble à progresser,  de se donner des objectifs et de se rassembler.

Thomas :  C’est bien ! C’est à contre-courant des salles parisiennes…

Rudy Coia : une vision plus collective du Fitness

Rudy :  Oui totalement et c’est aussi pour ça qu’on a du mal à décoller.  On est dans un monde de plus en plus égoïste, qui ne pense qu’à soi. Je le vois bien même quand je fais des pubs, il faut vraiment mettre l’accent  sur la meilleure performance plutôt que sur l’esprit d’équipe. L’esprit d’équipe tout le monde s’en fout…

Quand je dis “ le but c’est de faire du mieux qu’on peut ensemble” ça ne parle pas aux gens. Alors que quand je dis “vous allez voir untel et untel en compétition, lequel va gagner ? ” Là ça plait.

Thomas : Cela me fait penser à un truc,  si tu proposes dans ta salle des compétitions par équipe en disant l’objectif c’est de soulever  1,5 tonne en squat. ça permettrait d’allier esprit d’équipe et affrontement.

Rudy :  Oui mais là le problème c’est qu’on fait ça à la salle.  Donc pour ceux qui sont dans ma salle c’est facile, mais pour ceux qui viennent de salles commerciales,  ils ne peuvent pas aller les uns vers les  autres. Chacun est dans son truc avec ses écouteurs, fait ses petites pauses devant le miroir et s’entraîne sans objectif.  Donc c’est hyper compliqué de faire des équipes ailleurs qu’au SuperPhysique gym. J’y avais pensé mais le problème c’est qu’il n’y a plus  de vrais clubs de musculation, c’est juste des salles !

Thomas : Oui ce n’est plus des clubs, c’est des salles.

Rudy :  Mais bon c’est quand même un projet sympa,  on a tourné des documentaires sur Youtube. On tourne aussi un énorme documentaire pour la finale et on a un sponsor pour les vêtements.

Mais oui je me diversifie.  Pour le coaching aussi j’ai de la chance. Plus personne ne veut coacher les gens de près et tout le monde veut vendre un programme qui ne sert à rien !

Thomas : Et du coup on a des chances de te croiser aussi sur Paris ?

Rudy : Non jamais !  C’est un cauchemar Paris !  J’y vais une fois par an pour Noël.

Thomas : et faire le salon du Body Fitness ?

Rudy :  J’y allais au début, j’aimais bien, il y avait beaucoup de pros.  Mais maintenant les jeunes m’arrêtent, prennent une photo et puis se barrent. En fait c’était une collection de photos et on ne discutait pas.

Et puis cette année  j’ai juste vu les photos. En fait c’est la foire aux nuls. Les gens te suivent un peu pour faire une belle photo avec toi  et en fait c’est juste de la téléréalité et n’ont rien d’autre à dire à part “je fais de la muscu”. En fait il ne faut pas aller là-dedans !  Moi je suis à contre-courant de tout ça. J’ai même fait une vidéo pour dire pourquoi je ne vais pas au salon. Je disais aux gens, “je préfère que vous veniez au SuperPhysique gym. Vous venez vous entraîner, ce sera moins cher que l’entrée du salon mais au moins vous vous entrainerez et on pourra avoir un vrai échange”. Il faut venir à Annecy, c’est le paradis !

Thomas : J’y suis allé une fois pour le boulot c’est vrai que c’est pas mal !

Rudy :  Il faut venir en ce moment, il n’y a pas encore les vacanciers !

Thomas : Pas encore les parisiens,  c’est ça que tu veux dire ?

Rudy :  Quand je vois à Paris le monde qu’il y a,  tout est gris, ça pue c’est moche !

Thomas : Oui c’est vrai que Annecy, c’est privilégié.

Rudy : Oui on y est bien mieux … Bon bah on se tient au jus !

Thomas : Merci Rudy, très bonne après midi à toi et à bientôt

Rudy : Merci à vous et à bientôt !

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